Le droit à l'autonomie de reproduction au Canada : devrait-il être encadré pour être mieux protégé ? Conférence de l'IDP
le 2 avril 2014
A 11 heures
Arsenal
Salle des Thèses
Conférence sur le droit à l'autonomie de reproduction au Canada : devrait-il être encadré pour être mieux protégé ? Animée par Louise LANGEVIN Professeure - Faculté de Droit - Université de Laval (Québec), Ancienne titulaire de la Chair du Droit des Femmes

Grande bataille féministe des années 1970, le droit à l’avortement est menacé des deux côtés de l’Atlantique. Simple coïncidence? En Europe, apparaissent des projets de loi visant à limiter l’accès aux services d’avortement. Au Canada, où le droit à l’autonomie reproductive a été progressivement reconnu par des arrêts de la plus haute cour, les groupes anti-choix semblent plus organisés et mobilisés que jamais pour faire pression sur les élus pour reconnaître des droits au fœtus et recriminaliser l’avortement. Inspirés par des expériences américaines, plusieurs projets de loi en ce sens ont été présentés par des députés fédéraux d’arrière ban. La communauté internationale éprouve même de la difficulté à reconnaître que l’absence de services d’avortement constitue de la violence à l’égard des femmes. Ces menaces à la liberté reproductive des femmes sont inquiétantes et ne doivent pas être prises à la légère. Au Canada, aucune loi fédérale ou provinciale ne limite l’accès à des services d’avortement. Les obstacles sont ailleurs, du côté du financement des soins de santé ou de l’absence de médecins. Le droit à l’autonomie de femmes serait-il mieux protégé par une loi claire à ce sujet ?    

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